samedi 17 juillet 2010

Châtel-guyon - la vallée de sans souci


 la vallée de sans souci

Dominée au nord par le château de Chazeron, la vallée de Sans-Souci ouvre une profonde entaille dans le socle à l'orée de la plaine de la Limagne. Son nom garde le souvenir d'une belle histoire. Vers 1880, un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y bâtit une maisonnette, dont on peut voir encore aujourd'hui quelques ruines. A tous ceux qu'il croisait celui que l'on surnommait Georgy disait qu'il vivait tranquille et "sans souci", si bien que l'expression finit à s'attacher à ces gorges paisibles, si appréciées de Guy de Maupassant lors de ces cures à Châtel-Guyon. La vallée est drainée par le Sardon qui porte en cette partie de son cours le nom de ruisseau de Romeuf, en référence à un ancien village situé à l'amont. Vers 1910, l'ouverture de la voie de chemin de fer Riom-Châtel-Guyon justifia le captage partiel du Sardon, pour en eau la gare de Châtel-Guyon et les locomotives à vapeur qui y stationnaient. Une prise d'eau fut alors aménagée sur le ruisseau, et un réservoir fut construit, qui alimentait les installations ferroviaires par une conduite d'eau souterraine. La fraîcheur du lieu permit aussi l'installation d'une usine à glaçons pour les grands hôtels de la station thermale. On parle aussi d'une source d'eau minérale aujourd'hui disparue sous la végétation, que les curistes venait boire pour se soigner. La vallée essentiellement composée d'une forêt de feuillus est classée en Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 1.

Plan accès vallée de sans souci

jeudi 15 juillet 2010

Les ruines du prieuré de Saint-Coust.



Au sud du village des Grosliers (commune de Châtel-Guyon) au lieu-dit La Rochette, au bout du chemin du prieuré subsistent, envahies par les ronces quelques ruines du prieuré clunisien de Saint-Coust dédié à saint Bonnet. Ce prieuré aurait été fondé par l'abbaye clunisienne de Mozac dans la première moitié du XIIème siècle, sous le pape Adrien IV (1154-1159) qui précisa dans une bulle non datée les possessions de Mozac. L’association INSERFAC, mandatée par la mairie, a réalisé un travail de défrichage. Le résultat est inespéré : un montant de porte d’entrée et les fondations du mur de l’enclos ainsi que les vestiges des murs nord et ouest de l’église ont été retrouvés. 

Des fouilles archéologiques seront à envisager pour en savoir plus sur ce site chargé d’histoire. 
Inauguration officielle du site le 25 Juin 2011




Pour en savoir beaucoup plus : ce petit livret de 16 pages de Guy Veillet 
Imprimerie Vadot à Combronde





Fédération des sites clunisiens.

samedi 10 juillet 2010

Chatel Guyon informations curistes reunion du 9 juillet 2010

Extraits de la réunion d' informations pour les curistes sur la saison thermale 2010. M. Didier WERNER directeur du centre Thermal et M. Marc PEPI gérant EUROSPA répondent aux questions des curistes.

informations curistes reunion du 9 juillet 2010

jeudi 8 juillet 2010

Le départ de Son Altesse le Maharajah Dhiraj de Patiala


Nous sommes en septembre 1935, le Maharajah Dhiraj de Patiala vient de quitter Châtel-Guyon où il a occupé avec sa suite deux étages du Grand Hôtel : voici ce que relatait une revue de l’époque « Châtel-Guyon Thermal » à ce sujet :


Son Altesse le Maharajah a quitté Châtel-Guyon avec sa famille royale et sa suite lundi 2 septembre 1935, à 9 h 30, par Pulmann, dirigé sur Paris. Au départ, il a été salué par M. le Dr Levadoux, maire, le Dr Balme, représentant la Société des Eaux, M. Miraton, président du Comité des Fêtes, le Dr Aine.
Il aura fait, en notre station thermale, un séjour de 33 jours, prolongé, ainsi, bien au-delà du temps normal exigé par la cure qu’il suivait avec les Altesses et princesses royales et plusieurs membres distingués de sa famille. C’est qu’entre temps, il se plaisait à jouir du repos et des conditions de villégiature à la fois luxueuse et retirée que lui offraient le site et les ressources de Châtel-Guyon.

Nous sommes d’ailleurs autorisés à rapporter qu’il aura été très satisfait, sur tous les points, de l’accueil, des soins et de l’hospitalité de notre station et il a bien voulu dans son dernier discours qu’on lira par la suite, exprimer son intention d’y revenir en hôte et en ami.

Le Maharajah Dhiraj de Patiala laisse à tous ceux qui l’ont approché le souvenir d’une personnalité de très haute distinction, tout à la fois grand seigneur, gentleman et galant homme, suivant le vieux terme français ; sa très naturelle affabilité lui a gagné la sympathie populaire en même temps que l’extrême dignité de son existence, comme chef de famille et grand Maître d’une religion toute en spiritualité pure, auront fait une très forte impression sur tous les milieux.
Nous croyons avoir compris, à Châtel-Guyon, quelle discrétion et quelle réserve convenaient à l’accueil fait à un hôte de cette qualité. Nous nous serons efforcés d’éviter de froisser le tact et la respectabilité de nos illustres clients par une publicité sans retenue. Nous en aurons été spécialement remerciés.
Parmi les hautes personnalités de l’entourage de son Altesse qui auront rendu particulièrement agréables et faciles nos relations avec leurs compatriotes et leur souverain, notre gratitude et notre haute estime nommeront en tout premier lieu Son Excellence Jarmani Dass,
ministre de Patiala. De fréquents séjours en France ont familiarisé cet homme distingué et cultivé tout autant avec notre esprit qu’avec notre langue. Mais l’aménité et la complaisance sans bornes de son caractère l’auront rapproché plus naturellement encore de tous ceux qui eurent à collaborer avec lui, dans le protocole des réceptions et des fêtes. Qu’il nous soit permis de lui exprimer ici l’unanime reconnaissance et de lui dire que tous nos regrets de son départ sont tempérés par la promesse qu’il nous a faite de ne jamais nous oublier et de nous revenir. Avant de quitter Châtel-Guyon, Son Altesse Mgr le Maharajah a bien voulu offrir à quelques-unes des personnalités de la station avec lesquelles il avait été plus particulièrement en rapports, un déjeuner tout intime auquel il convia également M. le Sous-Préfet de Riom et Mme Fontanel, Son Excellence le général Gorsky, ministre de la guerre de Roumanie et quelques invités particuliers. Au dessert, M. le Docteur Levadoux, maire de Châtel-Guyon, prononça l’allocution suivante :

Monseigneur,
Je suis très heureux, au nom de la municipalité et de la population que j’administre, de remercier votre Altesse d’avoir bien voulu choisir Châtel-Guyon comme résidence pendant votre séjour et celui de votre famille royale en Auvergne.
Mes administrés et moi-même garderons un souvenir inoubliable de Son Altesse le Maharajah Dhiraj de Patiala, qui s’imposa, au respect de tous par la haute élévation de son caractère et gagna en même temps tous les coeurs par son extrême affabilité.
Les dames de Châtel-Guyon. et la société mondaine de nos baigneurs m’ont prié également de transmettre leurs respectueux hommages à leurs Altesses les Maharini ainsi qu’aux Princesses. Leur passage aura été pour tous comme une vision de distinction suprême, telle que seules en pouvaient donner la grande noblesse et l’ancienneté de leur race.
Le grand honneur que son Altesse nous aura fait aujourd’hui, en nous conviant à sa table, est une marque nouvelle de l’intérêt qu’Elle voulut bien témoigner à ses hôtes Chatelguyonnais. Au nom de tous, nous lui en exprimons notre gratitude profonde.
Nous souhaitons que votre séjour en notre ville d’eaux vous ait procuré tous les avantages que vous en attendiez pour votre santé et celle de votre famille royale et nous voudrions bien espérer aussi que vous emporterez de notre pays d’Auvergne, une impression assez favorable pour vous engager à lui rendre de nouvelles et fréquentes visites. Je lève mon verre à la santé de

Son Altesse, de la famille Royale, à la prospérité et à la gloire du royaume de Patiala.

À cette allocution, Son Altesse répondit en anglais, en ces termes immédiatement traduits par Son Excellence Jarmini Dass.

Monsieur le Maire,
Je vous remercie de vos très aimables paroles, et du toast que vous portez à moi-même et aux
membres de ma famille qui seront très sensibles à votre délicate et gracieuse attention.
Je suis particulièrement touché par ce que vous me dites de l’impression que nous aurons fait sur vos compatriotes.
Mais nous avons été reçus ici d’une façon à la fois si parfaite et si cordiale par tous les fonctionnaires du gouvernement, par tous les dirigeants de la station, et par l’accueil populaire même, que nous ne pouvions mieux faire que leur témoigner du plaisir que nous avions à vivre parmi vous.
Nous sommes non seulement enchantés des conditions de notre séjour et des bienfaits de vos eaux, mais aussi du beau pays que nous avons visité, depuis le célèbre sommet du puy de Dôme jusqu’à vos riches plaines agricoles nous n’oublierons jamais votre Auvergne.
Car je sais en plus que c’est un pays qui donne à votre nation des soldats parmi les plus fidèles, et des hommes d’État tels que le président Laval qui dirige en ce moment vos destinées, d’une façon si précieuse pour la paix du monde.
Je serai donc très heureux de revenir parmi vous en visiteur et en ami, et attendant, je lève mon verre â Châtel-Guyon, à l’Auvergne et à la prospérité du beau pays de France.

Puis le docteur Balme, au nom de l’Auvergne, dont le Maharajah voulut connaître, durant son séjour, les sites fameux, sources les plus profondes de son caractère et de sa poésie, récita un poème composé impromptu par notre collaboratrice la délicate et musicale jeune poète Marguerite Sapy. Nous le publierons à la suite. Puissent le souvenir de l’Auvergne, qu’il aura tant parcouru en ces longs après-midi d’août, et plus particulièrement l’image du fond de la vallée de Sans-Souci qui dressait chaque matin, ses plans de roches et de verdures dans la baie de sa fenêtre grande ouverte, le ramener dans ce pays qu’il a conquis avec un peu de son amitié, et par l’effort des liens mystiques qui unissent peut-être deux des plus anciens berceaux de l’énergie et de la pensée des races.

PIERRE BALME


À Son Altesse Monseigneur
le Maharajah Dhiraj de Patiala
Ami de l’Auvergne, de ses monts, ses forêts et ses lacs,
en respectueux hommage.
Auvergne, en ton grand coeur de lave
Garde le souvenir du Souverain puissant
Qui sut lever pour toi ses guerriers les plus braves
Au temps de la mort et du sang.
Auvergne, au creux de tes vallons,
Que le béryl chantant des sources
Pour le Maître de l'Inde harmonise sa course :
Que le vent redise son nom ;
Comme joyaux perdus aux routes de la nuit,
Que les étoiles d’Occident brillent pour lui
Et pour lui, sur le bleu des sapins et des roches,
Dérangeant l’air soyeux, que résonnent nos cloches…
Il est le Prince qui commande
Au pays doré des légendes
Où sont les trésors endormis
Dans les coffrets d'ivoire entourés de rubis ;
Le pays où frémit le serpent en volutes,
Lorsque module au soir la plainte de la flûte ;
Où la saveur des fruits parfume les feuillages
Pour endormir la faim de celui qui voyage ;
Où les fleuves sacrés roulent des eaux d'argent
Dans les forêts qu'emplit l'appel des éléphants ;
- O temples inconnus que je sais pleins d’offrandes,
Mystère des palais au soleil, que défendent
Les portes de bronze verdi,
Conte des Mille et Une Nuits !
Oiseau d’Himalaya a l'immense envergure
Qui, des jours et des jours, peut voler loin du nid
Sans que son ombre errante et qui cherche aventure
Ne dépasse jamais les bornes du pays !...

Marguerite SAPY.

mercredi 10 février 2010

Guy de Maupassant à Chatel-Guyon

Mont-Oriol roman de Maupassant
Bien que de nature robuste Guy de Maupassant, souffre de graves troubles de santé. Il a contracté la syphilis depuis quelques années déjà et pour se soigner il fréquente les stations thermales. Il fait un premier séjour à Chatel-Guyon à l’Hôtel des Princes (Spendid Hôtel) au début août 1883, une lettre qu'il écrit à la comtesse Potocka confirme cette date. La ville est alors en pleine effervescence : construction de villas opulentes, d’Hôtels de très grand standing ou se croisent maharadjahs, émirs, Princes..... Guy de Maupassant est très intrigué par tout ce luxe, il observe les médecins, étudie les moeurs des autres curistes. On lui prête une relation avec une donneuse d’eau, simple employée d'un établissement thermal qui pourrait être la mère de ses trois enfants. Mais les dates ne concordent pas : en effet le 27 février 1883 naît à Paris : Honoré Lucien Litzelmann. Il est déclaré de " père inconnu " et de Joséphine Litzelmann (1855-1920), une petite modiste. C'est le premier enfant de Guy de Maupassant, puis deux filles suivront : Lucienne née en 1884, et Marguerite en 1887. Bien qu'il ne reconnaisse jamais ses enfants, il subvient à leurs besoins et à ceux de Joséphine qui meurt en 1920.

En août 1885, Maupassant fait une nouvelle une cure à Chatelguyon. Ce séjour lui inspira une nouvelle "Mes vingt-cinq jours". Le 17 août, il écrit "Je viens de faire d’admirables excursions en Auvergne, c’est vraiment un pays superbe et d’une impression bien particulière, que je vais essayer dans le roman que je commence." (il s’agit du futur roman "Mont-Oriol"). En 1886 troisième séjour à Chatel-Guyon. Enfin en 1887 Il publie son troisième roman "Mont-Oriol" . Dans ce roman, sous le couvert d’une intrigue sentimentale, Maupassant fait une description détaillée et quelque peu satyrique de l’ambiance qui régnait à Chatel-Guyon à cette époque qui marque la fin de la dépression économique et le début de la "Belle Époque".

autographe signé de Mallarmé
Envoi autographe signé de Stéphane Mallarmé : Au docteur A. Baraduc très sympathiquement et par une main amie. Le docteur Alexis Baraduc (1844-1902), inspecteur des eaux minérales, avait fondé en 1878 la station thermale de Chatel-Guyon. Ami de la famille Maupassant, il avait été présenté à Mallarmé par son fidèle admirateur Guy de Maupassant ; il inspira d'ailleurs ce dernier pour le personnage du Docteur Latonne, dans Mont-Oriol : "droit, mince, correct, sans âge, vêtu d'un veston élégant, (...) sans barbe ni moustache... Il a l'air d'un acteur". Maupassant avait en effet écrit ce roman alors qu'il logeait à Chatel-Guyon chez le docteur Baraduc (1883).

mardi 2 février 2010

Chatel-Guyon - Inventaire du patrimoine thermal

Afin de promouvoir les stations thermales du massif central, "la Route des Villes d'Eaux" a décidé de mettre en valeur l'attrait touristique et économique de ces villes, en s'appuyant sur l'identité historique et architecturale que constitue leur patrimoine thermal. Un inventaire de ce patrimoine a donc été dressé pour chaque ville.

dimanche 31 janvier 2010

Chatel-Guyon rachète le théâtre du Casino.

Chatel-Guyon fait tout pour préserver son Patrimoine. Après les sources thermales, rachetées pour un euro symbolique, la municipalité rachète maintenant le théâtre du casino, pour faire revivre ce lieu si cher aux habitants et passionnés de cette magnifique ville.
Félicitons cette initiative.
Source : http://www.clermont1ere.com